Vous n’êtes pas sans savoir que le 8 Mars représente la journée internationale dédiée à la femme. Mais peu de gens connaissent les véritables préceptes qui ont conduit à l’instauration de cet événement. Il ne s’agit pas ici que d’un simple hommage destiné aux femmes, c’est avant tout une piqûre de rappel pour ce qu’il reste encore à accomplir pour établir une véritable égalité des sexes.
Les origines de la journée internationale de la femme
Partout dans le monde, la femme a connu plusieurs formes de persécutions : violence conjugale, chasse aux sorcières, interdiction de voter ou de s’instruire. Des personnalités fortes se sont levées contre ces injustices afin de faire valoir les droits de la femme en tant qu’être humain. Parmi ces pionnières on peut citer Angela Davis (1944), l’une des chercheuses autour du thème du Black Feminism. Ce courant de lutte était à la fois pour les droits de la femme et pour l’abolition de la ségrégation raciale.

Parmi les noms qui ressortent, on retrouve Olympe de Gouges, Française née en 1748. Morte, guillotinée pour ses convictions, elle fut l’auteur de plusieurs ouvrages considérés aujourd’hui comme la base du féminisme. L’un des plus populaires étant : la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne.
Bien sûr, d’autres personnages ont été acteurs de cette lutte comme : George Sand (1804–1876), Sojourner Truth (1797–1883), ou encore Mary Wollstonecraft (1759–1797).
Toutes n’étant pas forcément de la même nationalité, mais œuvrant toutes pour les mêmes libertés.
La journée internationale de la femme ou des droits de la femme a connu plusieurs dates au cours de son histoire. En Amérique, il y eu une National Woman’s Day le 28 février 1909. S’en sont suivi plusieurs derniers dimanches de février. Cette tradition ne fut arrêtée qu’en 1913.
La véritable journée internationale de la femme a été instaurée après la deuxième conférence internationale des femmes socialistes en 1910. Cet événement a réuni 17 pays en tout. La première journée fut le 19 mars 1911. Il s’agissait avant tout d’un courant pour obtenir le droit de vote des femmes.
Ensuite il y eu le mouvement des ouvrières lié à un incendie tragique ayant vu 140 morts à New York. Tous les 25 mars de 1911 à 1915, la journée internationale de la femme a été célébrée.
Ce n’est que plus tard dans la Capitale de l’Allemagne, après plusieurs meetings pour le droit de vote des femmes que le premier 8 mars a vu le jour.
8 Mars : pas qu’une simple fête pour les femmes
Il ne s’agit pas ici d’une simple célébration comme la Saint Valentin ou la fête des Mères. La journée internationale de la femme n’a pas été instaurée pour faire un culte au sexe féminin. Cette date représente bien plus que cela. C’est avant tout le moment de faire le point sur les différentes avancées de la lutte pour les droits de la femme, de voir ce qu’il faut encore réaliser, comment procéder pour y arriver et de se féliciter pour tous les accomplissements passés.
Chaque année des discussions sont soulevées. Les femmes et hommes se réunissent autour d’une table pour parler du thème du jour. Pour les 100 ans de la journée en 2010 l’ONU a choisi de mettre le point sur « les droits égaux, opportunités égales ; progrès pour tous ».
En 2020, le sujet était : « Je suis de la Génération Égalité : Levez-vous pour les droits des femmes ».
À l’approche de cette journée, plusieurs mouvements féministes organisent différentes manifestations partout dans le monde. Cela afin de renforcer les convictions de chacune pour une liberté totale de la femme et une émancipation vis-à-vis de l’homme. Aussi bien adultes, adolescentes et filles sont invitées à prendre part pour mieux perpétuer cet héritage.

Au-delà de la simple égalité hommes et femmes, la justice face à la violence conjugale et au viol est revendiquée. Par l’intermédiaire de plusieurs meetings et conférences, on éduque la nouvelle génération et on forme les jeunes femmes au développement personnel pour qu’elles aient plus confiance en elles.
D’ailleurs, le thème pour cette année 2021 était « Leadership féminin : Pour un futur égalitaire dans le monde de la Covid-19. »
Ce qu’il reste à faire encore pour la condition de la femme
Malgré tous les accomplissements depuis 1911, il y a encore beaucoup à réaliser. Surtout en ces temps où le monde va mal. Depuis les mesures de sécurité contre la Covid-19, beaucoup de femmes subissent la violence conjugale. Elles ne se sentent plus en sécurité dans leur propre foyer. Et même si quelques manifestations ont vu le jour pour lutter contre cela, le problème reste très courant et persiste.
Dans notre siècle, il faut se poser les bonnes questions. Comment vous, en tant que femme, pouvez-vous changer la situation à votre niveau ? Le chemin reste long.
Beaucoup de femmes entrepreneurs dispensent aujourd’hui des formations gratuites pour aider leurs sœurs, mères et amies à dépasser leurs complexes et à s’affirmer aussi bien chez soi que dans la société.

Même si
l’égalité des sexes est plus ou moins respectée dans plusieurs pays, beaucoup campent sur leurs positions. Cela force notamment plusieurs militantes à chercher asile et à s’expatrier. Un extrême qu’il faut éradiquer et qui prouve encore l’étroitesse d’esprit de beaucoup de sociétés et de gouvernements machistes.
Par ailleurs, les démarches changent au fur et à mesure que les années avancent. Cela afin de répondre aux problèmes actuels. Une transition pas toujours facile pour ces dames.
En conclusion, la journée internationale pour les femmes ne doit pas être vue comme une simple date festive pour offrir des cadeaux à sa femme, à sa sœur ou à son amie. Il s’agit bien plus que de rendre hommage au sexe féminin. C’est d’abord l’occasion d’éduquer nos enfants sur les véritables préceptes qui ont mené à la création de cet événement. Leur apprendre notamment qu’il a été instauré pour revoir les stratégies en cours pour la lutte pour les droits de la femme. Le 8 Mars ne doit pas rester une journée commémorative. Elle doit être active. Chaque femme est invitée à parler et à faire entendre sa voix.