Même si nous vivons actuellement au sein d’une société moderne et bien plus ouverte d’esprit sur des questions d’égalité entre les individus et notamment concernant le droit des femmes, beaucoup ne comprennent toujours pas les véritables sens du mot « Féminisme ».
Il ne s’agit pas seulement d’un soutien inconditionnel à la femme. Cela va bien au-delà.
C’est en fait un courant qui se bat pour de réelles valeurs dont la base est la liberté et l’égalité homme/femme. Pour mieux le comprendre, nous vous expliquons dans cet article les trois principales luttes du mouvement féministe.

Comment expliquer le patriarcat ?
À l’origine des Hommes, le mot patriarcat était inconnu. On vénérait presque la femme pour son pouvoir procréateur.
On assiste au fil des âges au culte du phallus. Les rôles économiques de la femme sont relégués au second plan et seuls les hommes détiennent les postes clés. Cette situation a perduré pendant des siècles.

Ce n’est que vers les années 1850 que les premiers mouvements féministes voient le jour. Ces derniers ont pour objectif de restaurer les droits de la femme.
Les femmes réclament aussi une égalité salariale entre les sexes opposés. Eh oui ! Si pendant longtemps les mêmes postes étaient rémunérés différemment selon que l’employé était un homme ou une femme, aujourd’hui ce n’est plus le cas.
Cela dit, quelques préjugés sexistes dans certains domaines persistent dans la société. Des métiers où l’on privilégie plus la candidature d’un homme que celle d’une femme. Preuve que la bataille contre la suprématie des hommes n’est pas encore achevée.

La violence faite aux femmes : l’origine du mot féminicide
Partout dans le monde les femmes sont persécutées pour le simple fait…. d’être une femme. Cette réalité était déjà présente bien avant notre ère. L’une des périodes historiques qui en relate le mieux c’est celle dite « Chasse aux sorcières ». Ces femmes dites « sorcières » exerçaient-elles vraiment la magie noire ou étaient-elles seulement assez courageuses pour marquer leurs différences ? Sous prétexte qu’elles détenaient un certain niveau d’instruction, on les traitait de « sorcières » et on les tuait, car elles auraient pu faire de l’ombre à la figure souveraine « mâle ».

Aujourd’hui encore, beaucoup de femmes sont méprisées pour différentes causes. On les malmène, on les bat, et pire, on les souille.
Cela est passé pour des crimes mineurs sans importance pendant longtemps. Mais grâce aux mouvements féministes qui ont eu lieu au fil des années depuis 1850, plusieurs lois ont vu le jour pour défendre la femme.
Celles-ci concernent notamment la violence conjugale, le harcèlement sexuel, et bien entendu le viol. Elles visent à ce titre à accélérer le processus de jugement et à donner une sentence appropriée à l’accusé.

Le problème de la violence faite aux femmes ne peut pas se résoudre simplement par l’intermédiaire des lois. Même si beaucoup ont conscience de l’existence de ces dernières peu ont réellement le courage de passer à l’action et de porter plainte. La peur reste beaucoup trop présente chez la majorité des victimes, les empêchant de faire le pas vers la délivrance. C’est dans cette optique que l’appartenance à un groupe féministe peut s’avérer d’une grande aide. Au sein de celui-ci, vous aurez le soutien nécessaire pour commencer les procédures. Et si certaines ne se sentent pas assez en confiance, les autres parlent pour elles, ce qui peut être salvateur.
Sans le
courant féministe, la journée internationale pour éradiquer les
violences à l’encontre des femmes n’aurait jamais vu le jour. Or, il s’agit là d’un rappel à l’ordre au niveau mondial face aux pratiques barbares qui ont encore lieu dans certains pays. Parmi celles-ci, l’exploitation sexuelle ou le mariage précoce qui se fait toujours dans différentes cultures.

L’égalité homme/femme, la base des mouvements activistes féministes
Bien qu’énoncé en dernier dans cet article, l’égalité homme/femme constitue l’un des fondements de la lutte féministe.
On en parle souvent, mais savons-nous vraiment de quoi il s’agit en réalité ?
C’est le fait de réclamer le même traitement sociétal pour les deux sexes, et ce dans tous les domaines : professionnel, conjugal et politique. La première véritable bataille en ce sens fut le droit de vote.

Plusieurs guerres sont encore en cours pour arriver à une égalité des sexes sans conteste. Beaucoup de femmes dans différents pays n’ont pas encore accès à l’éducation et sont défavorisées dans le domaine professionnel. La discrimination fait des ravages constants si bien qu’il devient difficile pour la femme de réellement s’épanouir aussi bien dans son foyer que dans la société dans laquelle elle vit.

Comment y remédier ? Le premier outil de défense est sans nul doute l’éducation. Élever ses enfants dès leur plus jeune âge pour qu’ils respectent leur prochain de la même manière. La lutte commence donc dans son propre foyer. En tant que parent, montrez l’exemple. Répartissez de manière égale les tâches ménagères. Si tout le monde fait ainsi, il s’avèrera moins ardu de mener le combat.

Par ailleurs, il semble important de faire connaître aux filles leurs droits. L’Organisation internationale du Travail instaure notamment la convention n° 100 pour l’égalité des rémunérations et
n° 111 luttant contre la discrimination (emploi et profession).

Ces revendications féministes ne visent pas de vouer un culte à la femme, mais de prôner son égalité vis-à-vis de l’homme. En tant qu’être humain, elle doit avoir les mêmes droits que ce dernier, obtenir le même respect, détenir les mêmes libertés et être maître de ses propres choix de vie.
