Pour une égalité de traitement et une meilleure qualité de vie, des femmes militent depuis des siècles dans des mouvements. Ces héroïnes féminines ont marqué non seulement l’histoire, mais aussi la qualité de vie de la femme actuelle. Leur conviction et leur détermination a permis de lutter contre les discriminations sexistes. En dépit, du fait que ce combat a été influencé par les époques et les pays, les préoccupations des femmes sont restées inchangé. Voici la liste d’une dizaine de femmes qui de par leur action ont marqué l’histoire du féminisme.
Christine de Pizan, philosophe et féministe
Elle est une philosophe et poétesse de nationalité italienne née en 1364 à Venise. Christiane de Pizan est connue comme étant la première femme a écrit en langue française et à vivre de son métier d’écrivaine. Elle mourut en France dans le monastère de Poissy vers 1430. Devenue veuve et démunie, elle gagne sa vie grâce à sa plume. Elle est l’auteure de l’un des premiers ouvrages sur le féminisme : La cité des dames apparu en 1405. Dans cet ouvrage, Christine invente une forte ville imaginaire dont les piliers seraient des femmes dotées de compétences et de talents uniques. Avec cette perception, Christine de Pizan s’oppose à l'idée des autres sur les femmes de son époque.
Marie Gouze, pionnière des mouvements féminins
Elle influence le mouvement féministe au 18e siècle sous le nom d’Olympe de Gouges. En effet, elle grandit sans instruction maîtrisant uniquement l’occitan sa langue maternelle. Après la mort de son mari, celle-ci utilise sa littérature pour dénoncer l’esclavage des noirs et exhorte également aux respects des droits politiques et civils des femmes. Dans son œuvre de 1791, Déclaration des droits des femmes et de la citoyenne, Gouze évoque l’exclusion des femmes dans le projet de la liberté et l’égalité de la Révolution politique. Pour elle, l’ignorance et le dédain porté à l’égard des droits de la femme constituent la cause des malheurs publics. Marie Gouze est la première femme défenseur des droits des hommes et des femmes dans les institutions.

Hubertine Auclert, un combat pour la liberté des femmes
Hubertine Auclert rejoint le couvent à la mort de ses deux parents. Après son départ, elle effectue une accumulation d’expérience dans le domaine des droits politiques. Elle se présente ensuite aux élections en dépit du refus des femmes membre du gouvernement. Suite à cela, Hubertine Auclert adhère à l’association des droits des femmes qui devient en 1883 La société pour le suffrage des Femmes. Elle revendique le droit de vote, le droit de concourir pour les emplois publics ainsi que la liberté d’opter pour un contrat de mariage avec séparation de biens ou partage des salaires. En outre, elle s’est battue pour la féminisation des mots. Grâce à ces revendications, les femmes obtiennent le droit de vote en 1907 et le droit prendre part aux conseils des prud’hommes.

Clara Zetkin, ou le féministe allemand
Clara Zetkin est une femme politique, une citoyenne allemande, mais aussi une éducatrice et une figure historique ayant marqué le mouvement du féminisme. Elle est responsable de l’instauration de la Journée de la femme. Elle organise pour la première fois, cette journée internationale en 1910 à Copenhague. Avec la participation d’une centaine de femmes venues de 17 pays, elles militent ensemble pour acquérir le droit de vote et l’égalité des sexes. La date de 8 mars est décrétée par Lénine en 1921 comme la Journée internationale des femmes. Il faudra atteindre 1977 pour une officialisation de l’ONU. Quant aux femmes britanniques, elle acquiert le droit d’élire par vote à 30 ans en 1918. Cependant, l’égalité prend tout son sens en 1928 lorsque les femmes commencèrent à voter à partir de 21 ans.
Emmeline Pankhurst, activiste féministe
Pankhurt crée avec ces deux filles un mouvement féministe nommé Union Féminine Sociale et Politique en 1903. En tant que femme politique, les actions ont plus de valeur que les paroles. D’où le slogan deeds not words. A ce titre, la suffragette Emily Wilding Davison opte pour la désobéissance civile pour se faire entendre et meurt à l’hippodrome renversée par un cheval. Pour accomplir leur mission, la famille Pankhurst ainsi que la Women’s Social and Political Union optent pour parfois pour des actions violentes. Emmeline Pankhurst a ainsi impacté l’acquisition du droit de vote des femmes en Grande-Bretagne.

Emilie Gourd, le droit des femmes
Elle effectue les études en Faculté de Lettre de Genève dans la moitié du 20e siècle. À la fin de son parcours, elle devient une féministe engagée. Auguste Morsier, le féministe qui s’est battu pour l’abolition de la prostitution et la reconnaissance des droits politiques des femmes influence sa vie. Emilie devient membre de l’Association genevoise pour le suffrage féminin avant d’être nommée secrétaire de l’Alliance nationale des sociétés féminines suisses. Elle finit à l’Union des femmes avant de lancer le mouvement féministe qui promeut le mouvement suffragiste. De son combat, les Genevoises et les Suissesses eurent le droit de vote en 1960.

Frida kahlo, artiste féministe
Il s’agit d’une femme mexicaine peintre et féministe engagée pour la cause féminine. Née durant la période révolutionnaire mexicaine, elle adhère au Parti communiste « fille de la révolution ». Elle défend à travers ses œuvres les femmes en situation de précarité. En raison de la situation de son pays, ses œuvres transposent les réalités sociales du Mexique. Elle aborde les sujets de la sexualité, l’avortement, la fécondité, les souffrances. Ses œuvres véhiculent en grande majorité son refus de soumission et la cause des femmes. Elle dédie sa vie à la cause des femmes et à ces convictions.

Simone de Beauvoir, écrivain féministe
Elle est philosophe, essayiste, romancière et mémorialiste française. Elle considérée en tant qu’une grande théoricienne dans le mouvement du féminisme. Elle réfute l’idée de mariage pour les femmes et réfléchis sur des solutions pour l’autonomisation et la liberté. D’ailleurs dans son ouvrage le Deuxième Sexe, elle évoque les conditions de la femme, la situation de la femme en tant que dominée et l’avortement. Son livre crée une grande polémique, toutefois, il marque le combat des femmes des années 70.
Rosa Park, figure du féminisme mondial
Très jeune,
Rosa fut victime de
racisme en vivant auprès de sa famille en Alabama. Après son mariage, elle milite en compagnie de son époux
Raymond Parks sur les
violences sexuelles subir par les femmes noires. Après son arrestation pour avoir refusé de laisser sa place à un homme blanc dans un bus,
Rosa marque son passage dans l’histoire du
féminisme. En vue d’assurer sa défense naît l’association
Montgomery Improvement dirigée par
Martin Luther King. Grâce aux actions menées,
Rosa Parks est libérée et la cour suprême déclare la ségrégation dans les bus anticonstitutionnelle. C’est ainsi qu’elle devient une figure emblématique des
droits civiques.

Simone Veil, le féminisme en politique
À la fin de la guerre, Simone Veil retourne en France pour commencer les études de Sciences politiques. Elle décide de travailler alors qu’en cette époque, la femme ne jouissait pas vraiment du droit de travailler. Cependant, elle obtint un poste de magistrate et milite pour une meilleure condition de vie des prisonniers. Sous la gouvernance de Jacques Chirac, Simone Veil devient ministre de la Santé et se bat pour accorder aux femmes la liberté de mouvement et d’opinion. Outre cela, elle occupe d’autres postes de responsabilité. Simone Veil devient ainsi donc une icône pour les femmes françaises et d’Europe.
Elles auront marqué l’histoire du féminisme mondial. Ce sont des femmes fortes qui ont utilisé leur passion, leur temps et parfois leur vie pour faire résonner dans le monde la voix des femmes qui n’en n’ont pas.